Vendredi 8 décembre 2006
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Mon blog « CONTRADICTEUR » a reçu depuis sa création moins de 100 visiteurs et je m’en glorifie ! Car, comme vous le savez, adversaire farouche des blogs, je considère que seuls les pires de ces choses sont acceptables et ceux qu’on dit être les meilleurs sont bien entendu les pires : mieux vaut une médiocrité crasse, qui s’étale et se délecte d’elle-même, qu’un semblant de forme et d’idées pour épater les gogos.
Avec le blog de Sébastien Bailly, un sommet est atteint ! Un sommet en creux devrais-je dire : un entonnoir donc !
On y déploie les étendards de la philosophie et on se propose de faire proliférer le petit monde de la bloggomanie : peut-on imaginer plus grave faute de goût que ce rapprochement inattendu entre pensée et blogs ? Je sais qu’il est de mode de cuisiner le salé avec le sucré, mais va-t-on jusqu’à apparier mousse de framboise et moutarde de Dijon ?
Notre Docteur ès blogs, j’ai nommé le Sieur Bailly, cite Schopenhauer et son « Art d’avoir toujours raison » pour nous exposer un mode d’écriture dit dialectique (l’art du dialogue) qui serait le mode d’expression qui sied naturellement à la blogosphère, par opposition à l’écriture rhétorique (l’art du discours).
Ici Bailly « joue sur les mots » et « cache son jeu », selon les préceptes du philosophe danois, en définissant le mot « dialectique ». La dialectique n’est-elle en fait pas autre chose que d’aller chercher la contradiction « à travers » (dia) le discours. ? Le dialogue qui en résulte n’est pas une conversation mondaine mais un choc des contraires.
Votre serviteur, le Contradicteur, qui signe ces lignes est donc dialecticien par excellence. Le blog-anti-blog en est la représentation achevée, selon la pratique du Théâtre de la Cruauté d’Antonin Artaud. Le pire qui pourrait advenir à ce blog serait justement de « marcher » , ce qui tendrait à prouver que la dialectique est le mode d’expression qui convient sur le net d’aujourd’hui.
Et tout ceci, est-ce de la rhétorique ? Et, comme dirait Bailly, est-ce que j’ai une gueule de palindrome ? O. Geretla
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